A propos du CGO

Le Cercle Georges Oltramare, alias CGO, est un club de pensée néofasciste de Suisse romande comptant jusqu'à 125 membres incorporels. Cette société irréelle, sise à Cologny (CH), a été créée en 2007 par Pixel (PX), duo de plasticiens-écrivains, dans le cadre d’un projet artistique qui cultive avec ambiguïté la nostalgie d’une époque révolue par un brouillage des frontières entre le passé et le présent, entre le factuel et les fausses évidences... et les mensonges de la mémoire.

Ses protagonistes, à l’exemple de son président Faldo Thrilhe, sont des personnages romanesques tout comme les actes, propos et événements contés en lien avec ce leurre ne constituent que des affabulations, parfois inspirées par un fait divers. Le Cercle Georges Oltramare apparaît ainsi dans plusieurs fictions littéraires, tantôt satiriques tantôt loufoques, dont certaines ont été publiées sur Internet, d’autres en version imprimée dans des magazines tels que HoaxMag, Queer ou Schutzpah. Au total, 33 historiettes, soit près de 300 pages. Les opinions exprimées à travers ces récits, elles, ne reflètent aucunement celles de leurs auteurs. Enfin, des extraits, variantes ou traductions pirates desdits textes ont été diffusés dans des médias malvéoles, ce sans l'accord de Pixel (PX) qui n'en revendique pas la paternité.

Quelques écrits ont suscité cependant la polémique. Deux uchronies, au référentiel nazi, ont choqué un lobby judéo-sioniste qui a dénoncé calomnieusement un des rédacteurs au Ministère public de la République et Canton de Genève (CH) pour antisémitisme tout en prétendant que le Cercle Georges Oltramare, dont il serait adhérent, aurait participé à l'affichage de Swastikas dans la Cité de Calvin (CH).

Le Cercle Georges Oltramare quitte la scène avec le suicide programmé de son président imaginaire, Faldo Trilhe, le 18 janvier 2024 dans sa villa à Hermance (CH), mettant un terme à cette aventure fictionnelle qui n'a eu pour visée, nulle autre intention, que de distraire le lecteur. Pourtant...

Beaucoup, à l’instar de la CICAD, du Front National Suisse ou encore de la Tribune de Genève, se sont fourvoyés en croyant à la réalité du Cercle Georges Oltramare et de ses activités improbables, malgré les avertissements. En effet, des organisations et des médias, soi-disant sérieux, ont relayé les fumisteries de Pixel (PX) sans avoir vérifié au préalable la véracité des faits et des dires relatés dans ses oeuvres citant ou ayant pour objet le Cercle Georges Oltramare. L’inexistence matérielle de cette société a été confirmée par la justice genevoise après enquête policière.

Le jugement de l'affaire antisémite, lui, est attendu d'ici la fin 2026.